Ce blog est destiné aux associations (et entreprises) françaises et de culture moyen-orientales, aux artistes souhaitant recevoir des conseils en matière de gestion, d'organisation, de demandes de subventions, etc... hors activités politiques et cultuelles, et souhaitant faire connaître leurs activités en France, en Turquie et dans les pays du moyen-orient.
L'intéressement, la participation et la prévoyance sont des rémunérations complémentaires qui entrent dans l'assiette de la taxe sur les salaires.
Plan :
Les employeurs qui ne sont pas soumis à la TVA sur la totalité de leur chiffre d'affaires (ex : secteur financier, hospitalier et médico-social, non lucratif) sont redevables de la taxe sur les salaires, laquelle est calculée sur les rémunérations versées au cours de l'année par application d'un barème progressif. Selon son montant, elle peut être versée mensuellement, trimestriellement ou annuellement.
Conformément aux dispositions du 2 bis de l'article 231 du Code général des impôts, les limites d'application des taux majorés de la taxe sur les salaires sont relevées chaque année dans la même proportion que la limite supérieure de la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu de l'année précédente.
Toutefois, l'an dernier, à titre exceptionnel, le législateur a organisé le gel du barème de l'impôt sur le revenu ce qui a eu pour effet de maintenir en 2012 le barème de la taxe sur les salaires en vigueur en 2011.
En 2013, ce barème n'est pas modifié mais une nouvelle tranche supérieure de taxation est créée, renforçant ainsi la progressivité de la taxe.
Actuellement, l'assiette de la taxe sur les salaires est constituée des rémunérations ordinaires (rémunérations imposables et des avantages en nature) et n'intègre pas un certain nombre de rémunérations complémentaires, comme l'intéressement, la participation, les contributions patronales de retraite supplémentaire et de prévoyance complémentaire ainsi que, dans certaines limites, les indemnités liées à la rupture du contrat de travail et à la cessation forcée des fonctions des mandataires sociaux.
A compter du 1er janvier 2013, cela va changer puisqu'en application de l'article 13 de la loi de Financement de la sécurité sociale pour 2013l'assiette de la taxe sur les salaires va être élargie.
De plus, en 2013, afin d'alléger les obligations déclaratives en matière de taxe sur les salaires, le décret (n°2012-1464) du 26 décembre 2012 augmente le montant des seuils déterminant les obligations de paiement des redevables. Désormais, les redevables dont le montant de la taxe annuelle est inférieur à :
La taxe sur les salaires est acquittée par :
Les employeurs dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas les limites du régime de la franchise en base de TVA ne sont pas soumis à la taxe sur les salaires.
La taxe est notamment due par :
Pour la majorité des employeurs concernés par la taxe sur les salaires et relevant du régime général de la sécurité sociale, l'assiette de la taxe est constituée :
L'élargissement de l'assiette (aux revenus visés à l'article L136-2 du Code de la sécurité sociale) portera sur les rémunérations versées à compter du 1er janvier 2013.
La réforme introduit une nouvelle tranche supérieure pour le taux de la taxe. La fraction de rémunérations individuelles annuelles excédant 150.000 euros sera assujettie à un taux de 20% (au lieu de 13,60%).
| Fraction de la rémunération brute individuelle annuelle | Taux |
| n'excédant pas 7.604 euros | 4,25% |
| supérieure à 7.604 euros et n'excédant pas 15.185 euros | 8,50% |
| supérieure à 15.185 euros et inférieur à 150.000 euros | 13,60% |
| supérieure à 150.000 euros | 20% |
Cette mesure frappe essentiellement les employeurs qui versent de très hautes rémunérations à certains de leurs salariés, en particulier les bonus versés aux traders par les établissements bancaires.
Le nouveau taux et les nouveaux seuils déterminant les obligations de paiement des redevables s'appliquent aux rémunérations versées à compter du 1er janvier 2013.
© 2012 Net-iris