Ce blog est destiné aux associations (et entreprises) françaises et de culture moyen-orientales, aux artistes souhaitant recevoir des conseils en matière de gestion, d'organisation, de demandes de subventions, etc... hors activités politiques et cultuelles, et souhaitant faire connaître leurs activités en France, en Turquie et dans les pays du moyen-orient.
| Une récente étude menée – en 2012 – par Ernst & Young sur la gestion de la mobilité internationale par les entreprises démontre que bon nombre d’entre elles rencontrent des difficultés à gérer le retour de leurs salariés expatriés. Conséquence ? Une partie significative d’entre eux quittent leur entreprise à leur retour. Explications Ce sont 520 grands groupes qui ont participé à l’étude menée par Ernst & Young sur la mobilité internationale. Le résultat est éloquent : 11% des employés expatriés démissionnent à leur retour. Kevin Cornelius, employé dans le département des ressources humaines chez Ernst & Young, explique ce résultat : "Il est étonnant de constater que beaucoup d’entreprises ne parviennent pas à mettre en place un management empêchant leurs employés de démissionner. On ne fait en fait rien pour empêcher nos meilleurs talents d’aller chez nos concurrents". M. Cornelius explique cela par un manque d’accompagnement a posteriori de la mission, souvent laissé à la marge. (photo Corbis) Pourtant, cette même étude révèle que près de 50% des entreprises interrogées entendent développer leur mobilité internationale. Un résultat corroboré par une enquête similaire, réalisée par ECA International. Intitulée "Managing Mobility", l’étude de ce spécialiste de la gestion de l’expatriation indique que près de 2 entreprises sur 3 prévoient une augmentation du nombre de leurs expatriés au cours des trois prochaines années. La mobilité internationale continue de se développer, et se situe au cœur des stratégies des firmes mondiales. Toutefois, elle doit être revue en termes d’accompagnement, de préparation et d’adaptation. Accompagner les expatriés pour les fidéliser L’étude d’ECA International est claire à ce sujet : La carrière du conjoint, les études des enfants et les évolutions de carrière sont autant de freins à l’expatriation. Ces trois éléments constituent les préoccupations de 90% des expatriés. Pour pallier ces difficultés, certaines entreprises n’hésitent pas à mettre en place une assistance dédiée aux partenaires ou conjoints des expatriés La gestion du retour d’expatriation : une étape cruciale L’étude ECA International aboutit à une conclusion significative : "Selon les résultats de cette enquête 2012, trois quarts des responsables RH interrogés estiment que la réinsertion qui suit la mission est une étape cruciale. En effet, les entreprises doivent pouvoir retenir les salariés disposant d’une expérience et de compétences internationales, et savoir gérer le retour d’un expatrié, notamment lorsque les perspectives d’évolution de carrière sont limitées dans le pays d'origine. Malgré cela, seulement 27% des entreprises interrogées ont mis en place des protocoles visant à suivre les expatriés à leur retour de mission, et seulement 37% des responsables RH abordent les perspectives d’évolution des expatriés au moins six mois avant leur retour". Si nombre d’entreprises ont conscience des enjeux inhérents au retour d’une expatriation, peu encore ont réellement mis un place un système d’accompagnement des salariés de retour dans leur pays d’origine. Conclusions de l’étude menée par ECA International Conclusions de l’étude Ernst & Young Constance de Guernon (www.lepetitjournal.com) Lundi 12 novembre 2012 |