Ce blog est destiné aux associations (et entreprises) françaises et de culture moyen-orientales, aux artistes souhaitant recevoir des conseils en matière de gestion, d'organisation, de demandes de subventions, etc... hors activités politiques et cultuelles, et souhaitant faire connaître leurs activités en France, en Turquie et dans les pays du moyen-orient.
En 1883, Claude Monet s’installe à Giverny, un village près de la Seine à environ 70 kilomètres à l’ouest de Paris. Il y plante ses premières fleurs : des dahlias, des tournesols, des pâquerettes blanches et jaunes et tant d’autres variétés, dont les plantes aquatiques qu’il chérit. Les spécialistes du peintre racontent que chaque matin, il demandait à son jardinier de nettoyer méticuleusement les nénuphars, salis par la suie des trains qui passaient non loin de l’étang.
L’artiste aimait s’en approcher en barque, admirer les nymphéas, le pont japonais et les massifs de fleurs de ce jardin qu’il mit plus de dix ans à agencer. Les connaisseurs expliquent encore que Monet, dont on se souvient comme l’un des chefs de file du courant impressionniste, modifia beaucoup sa technique à Giverny, où il meurt à 86 ans en 1926.
Intitulée “Le jardin de Monet”, l’exposition au musée Sabancı rassemble 39 œuvres prêtées par le musée Marmottan-Monet de Paris, auquel un fils de l’artiste, Michel, a légué une centaine de tableaux en 1966. Parmi les toiles exposées figurent certaines des plus célèbres du peintre comme une sélection des Nymphéas, le Pont japonais (1918) et le Saule pleureur (1921-22). L’exposition s’ouvre sur la projection murale d’une vidéo du jardin, tel que les visiteurs de Giverny peuvent le découvrir aujourd’hui. En fond sonore, des chants d’oiseaux et le clapotis de l’eau.
De l’impressionnisme à l’art moderne
“Le musée Sabancı fête cette année son dixième anniversaire et nous sommes fiers de terminer l’année avec un autre géant de la peinture, après avoir accueilli l’exposition Rembrandt et ses contemporains. (…) L’importance de cette exposition est renforcée par la présence d’œuvres que Monet avait conservées dans sa collection de famille sans jamais les montrer”, observe la directrice du musée, Nazan Ölçer.
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idéo murale à l'entrée de l'exposition (photo AA)
Les premiers tableaux présentés touchent à la vie personnelle de l'artiste : des portraits de sa femme et de ses fils, puis une représentation de Monet, fumant sa pipe et lisant le journal, signée de son ami et confrère Pierre-Auguste Renoir (1873).
On découvre également, vers la fin de l’exposition, quelques exemplaires de la collection des “Grandes décorations”, tableaux aux dimensions imposantes qui montrent des détails de fleurs, la lumière et les reflets dans l’étang de Giverny.
Entre 1918 et 1924, la vue de Claude Monet s’altère. Il souffre de cataracte et de xanthopsie, qui lui donnent une vision floue et jaunie du paysage qui l’entoure. Quand il recouvre une vue normale, deux ans avant sa mort, le peintre est surpris du résultat sur ses toiles. Mais au lieu de les jeter – ce qui arrivait souvent aux tableaux dont il n’était pas satisfait – Monet conserve ces œuvres. Grand bien lui en a pris : elles finalisent chez l’artiste le passage de l’impressionnisme aux fondements de l’art moderne et sont visibles avec les autres au musée Sakıp Sabancı.
Anne Andlauer (www.lepetitjournal.com/istanbul.html) mercredi 10 octobre 2012
Plus d'informations sur le site du musée - Expo visible jusqu'au 6 janvier 2013, tous les jours de 10h à 20h, sauf le lundi. Il est interdit de photographier les œuvres.
Tarifs : 12TL/adulte, Tarif réduit : 4TL (enfants, étudiants, enseignants). Gratuit le mercredi.