Ce blog est destiné aux associations (et entreprises) françaises et de culture moyen-orientales, aux artistes souhaitant recevoir des conseils en matière de gestion, d'organisation, de demandes de subventions, etc... hors activités politiques et cultuelles, et souhaitant faire connaître leurs activités en France, en Turquie et dans les pays du moyen-orient.
Le développement du marché noir de médicaments comme Bleomycin ou Purinet, qui aident à traiter le cancer, prend une ampleur inquiétante et atteste d’un réel désaccord entre les compagnies pharmaceutiques et le ministère de la Santé turc, rapportait la semaine dernière le quotidien Radikal, témoignages à l’appui. L’insuffisance de ces médicaments en pharmacie et le temps d’attente pour s’en procurer de manière légale contraignent une partie 400.000 patients touchés par le cancer en Turquie à avoir recours au marché noir, devenu très accessible.
Le ministère a décidé que les médicaments contre le cancer seraient commercialisés 40 % moins chers que les moins onéreux vendus en Europe, explique le quotidien dans son enquête. Les fabricants et les importateurs doivent obtenir une autorisation du ministère de la Santé pour déterminer le prix d’un médicament ou pour faire fluctuer le prix d’un médicament déjà existant en pharmacie. Par conséquent, les compagnies pharmaceutiques refusent d’importer ces médicaments afin de limiter leurs pertes.
Les nouvelles lois qui régulent et contrôlent les prix de ces produits sont la cause des pratiques illégales de vente de médicaments dans les hôpitaux et centres médicaux, constate le journal. Le secrétaire général de l’Association des pharmaciens de Turquie (TEB) Harun Kızılay demande une révision rapide de ces lois.
Elisa Girard (www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 5 juin 2013