Ce blog est destiné aux associations (et entreprises) françaises et de culture moyen-orientales, aux artistes souhaitant recevoir des conseils en matière de gestion, d'organisation, de demandes de subventions, etc... hors activités politiques et cultuelles, et souhaitant faire connaître leurs activités en France, en Turquie et dans les pays du moyen-orient.
(Crédit photo AA)
L'huile d'olive et l'olive de table sont une tradition millénaire sur le territoire de l’actuelle Turquie. Réputé dans le monde, le secteur est pourtant en peine ces derniers temps, rapporte l’agence de presse Anatolie. Les oléiculteurs de la région Sud Marmara subissent cette saison des conditions météorologiques désastreuses pour leur culture (manque de pluies au moment opportun). Şemsi Bayraktar, président de l’Union des chambres agricoles de Turquie (TZOB), assure que “cette saison, nos producteurs ont connu des pertes pouvant aller jusqu'à 70-80%.” Les producteurs ont donc appelé l'une des deux plus grandes coopératives, Tariş, à en tenir compte dans la fixation des prix.
Ventes à perte
Les producteurs sont obligés de vendre à perte leurs olives, poursuit Şemsi Bayraktar, qui critique également le fait que Tariş tarde à annoncer les prix pour cette année, laissant les producteurs dans la crainte du potentiel couperet. La grogne monte chez les oléiculteurs contre les coopératives, qui jouent un rôle central sur le marché de l'agriculture turque.
Hidamet Asa, le président de Marmarabirlik, le plus grand producteur d'huile d'olive du pays, juge les critiques injustes : “Le secteur privé n'achète qu'une infime partie de la production, ce qui montre bien que notre groupement de coopératives reste une assurance pour les producteurs et leur meilleur interlocuteur”, explique-t-il à l’agence Anatolie. Hidamet Asa annonce que cette saison, Marmarabirlik a acheté 22.000 tonnes d'olives pour 75 millions de livres turques aux 30.000 producteurs membres.
Un secteur pourtant plein d'avenir
Malgré la morosité ambiante, Şemsi Bayraktar, président de l’Union des chambres agricoles de Turquie, veut rester optimise. Rappelant que la Turquie figure parmi les plus grands producteurs d’olives et d'huile d'olive du monde, et que le nombre d'oliviers dans le pays est passé de 98 millions en 2000 à 155 millions aujourd'hui, il espère une forte croissance de la production lorsque ces jeunes arbres arriveront à maturité.
Le président de l'Assemblée des exportateurs turcs (TIM), Mehmet Büyükekşi, partage cet optimisme. Il note que les exportations d'huile d'olive turque ont augmenté au cours des dix premiers mois de l'année pour atteindre 155 millions de dollars. A l'horizon 2023, le secteur espère engranger 3,8 milliards de dollars grâce aux exportations.
Tanguy Quidelleur (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 27 novembre 2012