Ce blog est destiné aux associations (et entreprises) françaises et de culture moyen-orientales, aux artistes souhaitant recevoir des conseils en matière de gestion, d'organisation, de demandes de subventions, etc... hors activités politiques et cultuelles, et souhaitant faire connaître leurs activités en France, en Turquie et dans les pays du moyen-orient.
Le premier défilé – celui de Mehtap Elaidi – débute à midi et déjà, les “Fashion Week addicts” font leur entrée. A l’Entrepôt 3 d’Istanbul Modern, on ne croise que trois catégories de personnes : les journalistes, en jeans et baskets pour la plupart, la sécurité et le personnel organisateur, en uniforme, et les passionnés de mode, qui se distinguent des autres par leur look. Du collant rose au chapeau de plumes, de la robe en cuir au manteau clouté, cette semaine, tout est permis !
La chanteuse Nil Karaibrahimgil a défilé hier pour Red Beard (photo LM)
La presse et les personnes munies d’une invitation sont les seules à pouvoir pénétrer dans l’enceinte de la mode. “Je ne suis pas une fashion personne” s’excuse presque Kate, jeune New-Yorkaise installée à Istanbul, perdue au milieu des strass et des paillettes. “J’ai un ami qui travaille pour Red Beard, il m’a offert une place. Je suis venue par curiosité.” Le beau monde stambouliote s’est donné rendez-vous. Des voitures flamboyantes aux vitres teintées défilent devant l’entrée et tentent d’éviter les nuages de paparazzi.
Petit cocon de la mode
Dans l’entrepôt, un petit village a été reconstitué pour l’événement – un village de la mode, bien entendu. Un coin “press lounge” a été aménagé : les journalistes ont droit à des bureaux et l’accès au Wifi (photo ci-contre, LM). Des dizaines de reporters, caméras, appareils photos et ordinateurs sous le bras, se partagent l’espace. Une grande partie de la presse internationale de la mode est là. En face se trouve l’espace “Star lounge”. Derrière ces rideaux, les célébrités viennent se détendre.
Un “studio” sert de coulisses à la salle des défilés, quelques créateurs y exposeront une partie de leur collection pendant la semaine. Une buvette, un salon de maquillage, des kiosques d’information et de nombreux sofas finissent de parsemer ce petit hameau improvisé. Enfin, une inscription au-dessus d’une porte indique “Runway”, antre de la mode, lieu des grands défilés.
Au cœur du défilé
Dans la zone “Runway”, l’agitation se fait sentir. Les journalistes courent de siège en siège dans l’espoir d’obtenir quelques mots des célébrités du premier rang. Une voix demande le silence. Les lumières s’éteignent. La musique démarre. Les mannequins défilent.
La chanteuse Hadise, parmi les stars des premiers rangs (photo LM)
Oubliées les dernières saisons de la Fashion Week à Istanbul, celles où l’organisation était approximative et l’encadrement laborieux. “Je viens chaque saison à la Fashion Week. Je fais même celles de Paris et de Milan. On sent la différence aujourd’hui, c’est beaucoup mieux organisé et il y a plus de créateurs. Mais j’ai encore une préférence pour Paris et ses jardins du Luxembourg” confesse Günsel, jeune gérante d’une boutique de mode à Istanbul.
Des dizaines de créateurs présenteront leurs collections automne/hiver pendant ces quatre jours. En une seule journée, l’entrepôt a déjà accueilli plus de 5.000 personnes, confie un agent de sécurité.
Visionnez notre vidéo des défilés de Mehtap Elaidi et de Red Beard (Tancu Babacan)...
... et ce diaporama photo en musique.
Lola Monset (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 13 mars 2013