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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 14:01

Nouveau voyage dans le temps, quelque part entre Constantinople et Istanbul. Chantal et Jacques Périn nous font découvrir l’Aqueduc de Valens… et vous proposent une nouvelle photo mystère !

L’Aqueduc de Valens (hier)

L’eau est toujours un sujet déterminant dans le choix du lieu d’installation de l’Homme. Aussi, quand elle n’est pas disponible en quantité suffisante sur place, il devient indispensable de l’acheminer pour répondre aux demandes des populations de plus en plus nombreuses.

Photographes Gülmez frères (circa 1880)

À Istanbul, où l’eau a toujours été un problème, les solutions furent apportées au fur et à mesure des besoins.

C’est aux Romains qu’on doit les premières constructions destinées à transporter et à stocker le précieux liquide.

Avec sa double rangée d’arches, l’Aqueduc de Valens, long d’un kilomètre et d’une hauteur de 26,5 mètres, est l’un des plus spectaculaires ouvrages hydrauliques.

Initié par Constantin 1er, c’est 40 ans plus tard, en 378 sous le règne de l’Empereur Valens, qu’il permet à l’eau des sources captée dans la forêt de Belgrade de passer de la colline de Fatih à la Süleymaniye vers les citernes souterraines alimentant les fontaines et les bassins de la ville.

Malgré les nombreuses dégradations dues aux tremblements de terre, il est à chaque fois restauré et remplit sa fonction vitale jusqu’à la fin du XIXème siècle.

Dès lors, sa présence n’est plus qu’ornementale et en 1912, une portion de 200 mètres, proche de la Fatih Camii, est détruite pour des raisons d’urbanisme.

L’Aqueduc de Valens (aujourd’hui)

Aujourd’hui, l’Aqueduc de Valens (Bozdoğan Kemeri – Arcade du faucon gris) enjambe le boulevard Atatürk qui relie le port de Yenikapı à la Corne d’Or.

De fait, s’il n’abrite plus les maisons construites au creux de ses voutes, il voit quelques milliers de véhicules passer quotidiennement entre ses arches.

Photo JP (2012)

Réparé avec soin par la municipalité d’Istanbul, il est désormais éclairé la nuit de lumières aux couleurs changeantes.

Bien qu’amputé, déchu de ses fonctions, réduit à un rôle purement décoratif, il n’en demeure pas moins le majestueux témoignage d’un temps où son indispensable utilité a contribué à la grandeur de la cité.

Jacques et Chantal Périn (www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 26 mars 2013

LA PHOTO DE LA SEMAINE - Connaissez-vous bien votre ville?

Chaque semaine, désormais, nos auteurs vous proposent un petit jeu: deviner dans quel lieu la "photo de la semaine" a été prise.

Regardez la photo de droite: Où peut-on voir ce thermomètre?

Réponse à la photo de la semaine dernière:

Cette tombe est celle du général Claude Alexandre Comte de Bonneval né en 1675 à Coussac- Bonneval au sud de Limoges. Après avoir servi avec distinction dans la marine française puis dans l’armée de terre, il est disgracié après avoir offensé Madame de Maintenon, ‘’protégée’’ de Louis XIV.

Il passe alors au service de l’Autriche où il combat contre sa partie, puis, de nouveau disgracié pour insulte à l’encontre du Prince Eugène de Savoie, il quitte l’Autriche en 1730 pour entrer au service de l’empire ottoman et servir le Sultan Mahmud II.

Très vite il se fait remarquer pour son zèle et ses aptitudes au combat et est nommé “chef du corps des bombardiers”.

Gratifié du titre de Humbaracı Ahmet Paşa, il meurt à Istanbul en 1747.

Sa tombe se trouve dans le cimetière du tekke des derviches tourneurs à Galata.

Retrouvez ici notre interview des auteurs de cette chronique et leur dernier article consacré à la fontaine d’Üsküdar. Jacques Périn et sa femme Chantal ont aussi créé un site en hommage à la Turquie: Turquieaimée

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